Fisheye Magazine #75:
qui a volé nos imaginaires ?

Frisheye Magazine
Benoît Baume- Directeur de la publication
Fabrice Laroche- Redacteur en chef

Fisheye Magazine

0/03/26 • 210×300 mm • 166 pages • Broché • Français

8,90 €

Fisheye magazine entre dans une nouvelle ère avec son numéro 75. Fisheye magazine photographie culture se distingue, en effet, par une maquette épurée et une ambition renouvelée : ne plus être seulement un magazine, mais se rapprocher, page après page, de la noblesse du livre photo. Le monde a pivoté sur son axe. Fisheye pivote avec lui.

L’image vit, ainsi, une rupture historique. Face au raz-de-marée de l’intelligence artificielle et à l’automatisation de la production visuelle, ce numéro 75 s’impose comme un manifeste. Fisheye ne voit pas l’IA comme une fatalité, mais comme un séisme qui clarifie paradoxalement la valeur de la création pure. Un papier plus dense, une maquette à l’écoute des auteurs et une couverture épurée où le logo s’efface pour laisser toute la place à l’œuvre : tout a été repensé.

Le magazine s’organise, par ailleurs, autour de cinq séquences traversées par une vaste question : qui a volé nos imaginaires ? Le Flux suit l’actualité de l’image. Les Portfolios donnent à voir des séries d’auteurs qui cherchent dans la matière. Antony Cairns, Yasmina Benabderrahmane et Robbie Lawrence expérimentent avec le médium. Marie Quéau, Laura Henno et Salih Basheer documentent, de plus, le monde tel qu’il leur apparaît.

Le Dossier pose une question qui taraude : la photographie a-t-elle disparu ? Les Écrans décryptent, en outre, la culture visuelle au quotidien. La Librairie dévoile quelques ovnis éditoriaux. Entre les pages, un tiré à part réalisé avec Sorbonne Université met en exergue le projet SUAVES, qui fait dialoguer photographes et scientifiques. Guidé par la nouvelle boussole de la culture de l’image, Fisheye remet l’humain au centre. Le luxe de demain ne sera pas l’image calculée, mais l’image pensée.