MOTHER’S LAND


Daniel Lee Postaer
Essai de Christopher McCall

Deadbeat Club


ISBN 9781952523328 | 01/11/25 | 381×279 mm
96 Pages | 900gr. | Relié

65.00€

Mothers Land est une collection de dioramas, de scènes improvisées dans lesquelles se déroule sous nos yeux une Chine des années 2010 en pleine mutation. C’est aussi le résultat d’un long voyage introspectif qui a conduit Daniel Lee Postaer à la recherche d’une partie manquante de son identité — celle laissée derrière par ses grands-parents qui, il y a plus de cinquante ans, fuyant le régime communiste, ont pu emmener une fille, mais ont été contraints d’en abandonner une autre.

À la recherche de cette « autre moitié », Postaer a vécu en Chine au début des années 2000. Il y est, en effet, retourné à plusieurs reprises dans la seconde moitié des années 2010, devenant ainsi un témoin direct des développements contemporains du pays.

Dans un portrait exhaustif de la Chine urbaine, à travers des compositions à grande échelle englobant une multitude de personnages et de scènes, Mothers Land nous montre un pays en pleine mutation économique et sociale. Un pays brutal aussi, qui efface sans scrupule, sans mémoire, qui démolit pour reconstruire plus loin, plus grand, plus haut. Par ailleurs, les contrastes deviennent apparents : les surfaces lisses et brillantes du verre et de l’hypermodernité se heurtent ainsi à la grossièreté des gravats éparpillés parmi les ruines.

C’est, de plus, un pays où le temps s’écoule à une vitesse vertigineuse, où chaque année semble en valoir cinq. Les traces de la vie antérieure de Postaer semblent donc s’évaporer. Seuls les chantiers révèlent enfin, à travers les décombres, toutes les strates du temps passé — couches sédimentaires mettant au jour les vestiges du passé.